* Bienvenue sur le site de SIDI-IDIR*/ مرحبا بكم
bienvenu cher(e) visiteur
ansuf yessek a yinebgui
مرحبا بك عزيزي الزائر
clock islamic
Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
» Ath ourtilane - azrew iflane 27 Mai 2015
Lun 22 Mai 2017 - 17:15 par AMAZIGH

» Ce que l’Islam peut apporter à la science moderne
Jeu 24 Mar 2016 - 22:54 par AMAZIGH

» La Naissance de l'Islam (Arte - Le Coran, aux Origines du Livre)
Jeu 24 Mar 2016 - 22:48 par AMAZIGH

» video drole de chute wallah tu va essaye de ne pas rire
Jeu 24 Mar 2016 - 22:22 par AMAZIGH

» elhadra a tawrirt
Jeu 24 Mar 2016 - 22:16 par AMAZIGH

» Jeunesse D'El Main a Tizi, ilamzayen n y Ilmayen g Tizi
Jeu 24 Mar 2016 - 22:04 par AMAZIGH

» El Main Sur Echourouk TV
Jeu 24 Mar 2016 - 22:00 par AMAZIGH

» video sidi idir Mai 2015
Jeu 24 Mar 2016 - 21:54 par AMAZIGH

» MATOUB LOUNES INEDIT(privé)1994
Jeu 24 Mar 2016 - 21:51 par AMAZIGH

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Partenaires
Forum gratuit



Tchat Blablaland


Septembre 2017
DimLunMarMerJeuVenSam
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Calendrier Calendrier

infos bgayet
iphone
KABYLIE news
infos Algerie
EL-WATAN
compteur

Mouloud FERAOUN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Mouloud FERAOUN

Message par Mouloud le Ven 28 Nov 2008 - 2:17

Mouloud FERAOUN


Né en 1913 à Tizi Hibel, Grande Kabylie.
Concours d'entrée à l'Ecole Normale de Bouzaréa en 1932. Instituteur,
puis directeur, puis directeur des Centres sociaux d'El Biar en 1960
fondés par Germaine Tillion. Il est assassiné par un commando de l'OAS
en 1962. (Source: Jean Déjeux)



C'est dans ''Le Journal'' que s'exprime toute sa dimension humaine.
Mouloud Feraoun est le fils d'un pauvre qui a décrit la vie de tous les
fils des pauvres d'Algérie à l'époque coloniale.
Bien sûr, il y a un village de Kabylie comme théâtre des événements qui
s'appliquaient à l'ensemble du pays. Il défia le sort qui le
prédestinait à être coincé dans la dialectique sourde comme un des
anneaux d'une chaîne qui faisait de notre société un monde dont le
modèle était préétabli. Il n'en a pas été ainsi pour Feraoun qui a eu
raison de la pauvreté et du destin que la vie imposait par avance.
Il savait que les montagnes se méritaient et qu'elles étaient
loin d'être des obstacles infranchissables contre lesquels
naturellement les pluies, les vents, les éclairs, les orages et les
neiges venaient briser en éclats leur colère. Les montagnes pour
Feraoun, du haut desquelles on se retrouve plus près du ciel comme le
lui disait Mammeri dans "La terre et le sang", sont ce genre de
provocation qui vous pousse à aller plus loin comme vers cette victoire
qu'a été cette institution qui n'oublia jamais de revenir les saluer et
y reposer à jamais.
Alors que le mouvement national s'acheminait sûrement mais lentement
vers l'issue finale, pour l'Algérien des années 50 que fût Mouloud
Feraoun, entreprendre d'écrire était en soi un engagement, car il
allait contribuer à soustraire la société algérienne astreinte et
soumise au regard réducteur et intéressé des auteurs français d'alors,
qui la pressentaient ''comme un élément du décor à peine faite pour la
vigne, la charrue et les sulfateuses''. L'aventure était d'autant plus
incertaine que l'édition d'un livre, écrit par un Algérien à propos des
Algériens, risquait d'être une œuvre sans public, car l'écrasante
majorité des Algériens ne savait pas encore lire. Mais l'écriture était
perçue par Feraoun comme la seule fenêtre qui restait possible dans la
carapace colonialiste qui pouvait s'ouvrir sur le monde pour dire son
peuple autrement.

C'est par nos écrivains des années 50 que le monde apprendra
l'existence d'un peuple en souffrance, parmi les autres peuples de la
terre. Le message dans l'œuvre de Mouloud Feraoun est universel. Il
décrit l'homme en tant que soubassement et point de passage obligé à
tout projet social, et il n'est pas un hasard de voir aujourd'hui tous
ses romans traduits dans beaucoup de langues (en russe, en arabe, en
allemand, en italien, en anglais, en espagnol).

Si Feraoun n'a pas produit beaucoup d'ouvrages, cela tient au fait
qu'il ne considérait pas l'événement de l'écriture comme une fin en
soi. Toute sa pensée était cristallisée autour de sa prise de
conscience et de sa responsabilité en tant qu'instruit vis-à-vis de sa
société. Aussi, il privilégia l'action sociale, la scolarisation et
l'instruction du maximum de ''fils des pauvres'', alors seule issue de
sortie de leur condition et de relégués au second collège.
Etrangement, il sera assassiné dans la cour d'un centre social un matin
de mars 62, ''…comme si une giclée de balles imbéciles pouvait l'avoir
arraché de notre vie, sous prétexte qu'elle l'avait stupidement rayé du
paysage…'', alors qu'il était inspecteur des centres sociaux. Mais
pouvait-il mourir autrement que comme cela et pour cela ? ''C'était le
dernier hommage de la bêtise à la vertu'', lui disait encore Mammeri.

Incontestablement, c'est dans son ''Journal'' que toute la puissance et
la dimension de l'humaniste s'exprimeront et se révéleront. Son analyse
futuriste sur l'avenir de l'Algérie indépendante restera comme un
message prémonitoire. Il anticipera sur les événements dramatiques que
nous vivons aujourd'hui, lorsqu'il déclara dans le même ouvrage que
''vos ennemis de demain seront pires que ceux d'aujourd'hui''.

Mouloud
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum